Accidents

6 décembre 2007 : crash du rafale B-316

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Ce Rafale B-316 de l'escadron 1/7 Provence qui avait décollé  de la BA de Saint-Dizier pour un vol d'entrainement et s'est écrasé dans le ciel de Neuvic, en Corrèze.

Les investigations du BEAD (Bureau Enquetes Accidents Défense) ont déterminé que le pilote avait été exposé, durant les manoeuvres de son vol, à une illusion sensorielle qui aurait provoqué une désorientation spatiale, c'est à dire que le pilote perd son orientation dans l'espace et il peut notamment perdre la référence de son altitude. Ce Rafale B n'emportait qu'un pilote, il n'y avait pas de navigateur derrière. Il est mort sur le coup. Ce pilote, le Capitaine Emmanuel Moriuser était âgé de 34 ans et comptait plus de 1700 heures de vol dont plus de 110 sur Rafale. 

 Le Rapport.pdf Le Rapport.pdf

 

 

22 Mai 2008 : Sortie de piste du M-16

Le Rafale M-16, qui appartient à la flotille 12F est sorti de piste après son atterrissage à la base de Lann-Bihoué dans le Morbihan. Il avait décollé de la BAN de Landivisiau. Les causes sont multiples; la piste était humide à cause d'un temps pluvieux, l'atterissage trop long, le système de freinage probablement défectueux...

Le pilote s'est tout de même éjecté par sécurité, mais l'avion n'a eu aucun dommage notable et a par la suite repris son service.

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24 septembre 2009 : crash des Rafale M-22 et M-25

Ce grave accident, survenu dans la Méditérranée concerne deux Rafale de la flotille 12F qui avaient été mis à disposition de la DGA (Direction Générale de l'Armement) pour des essais en vol. Le M-22 emprtait des GBU-12 et des MICA et des bidons. L M-25 emportait des AASM, des MICA et des bidons. Cependant, les GBU et les MICA n'emportaient pas de charge explosive. La collision est survenue alors que les deux pilotes allaient rejoindre le porte-avions. 

Voici les causes selon le BEAD:      Le Rapport.pdf Le Rapport.pdf

"Les causes de l’événement relèvent du facteur humain. 

La surveillance visuelle présumée exercée par Azur 430 (Rafale M-25) ne lui a pas permis de détecter l’autre avion. Il est probable que son attention n’ait pas été alertée par la mobilité relative réduite de ce dernier.
L’individualité des projets d’action des pilotes a vraisemblablement contribué à l’événement : il est probable que des schémas mentaux inadaptés ont favorisé des représentations de la situation différentes et n’ont pas alerté les pilotes de l’aspect conflictuel des trajectoires.
L’imprécision de la procédure de séparation des avions, notamment l’absence de consigne pour rejoindre les points « O » respectifs, n’a pas permis d’éviter la convergence des trajectoires.
Le contexte routinier du vol et la faible charge de travail occasionnée ont affaibli les défenses
des pilotes contre les dangers de la manœuvre de séparation des avions. Les causes de cette
déficience peuvent résulter :
− d’une absence d’affirmation de l’autorité dans ce vol entre pilotes de même qualification ;
− d’une sous-estimation des dangers associés à la manœuvre ;
− d’un briefing minimal ;
− d’un manque d’expérience récente d’Azur 430 pour le vol en patrouille."

Le pilote du Rafale M22, le capitaine Yann Beaufils a pu s'éjecter et être secouru par la suite. Le second pilote, le capitaine François Duflot n'a pas eu cette chance et est décédé dans l'accident. Les deux pilotes comptaient plus de 2800 heures de vol. 

28 novembre 2010 : crash du Rafale M-18

Alors engagé dans le cadre de la mission Agapanthe 2010, le Rafale M-18 de la flotille 12F s'est crashé au large des côtes du Pakistan. Il opérait sur le porte-avions Charles de Gaulle et le crash, qui n'a pas fait de victime puisque le pilote s'est éjecté, serait dû à un problème de gestion de carburant et à une surestimation des risques de celui-ci de la part du pilote.

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2 juillet 2012 : crash du Rafale M-24

Alors qu'il s'entrainait au combat air-air avec un F/A-18 américain provenant du porte-avions USS Eisenhower, le pilote du Rafale M-24 (flotille 12F) s'est éjecté alors que son avion était dans une attitude apparament incontrolable. Le pilote est sain et sauf et les débris de l'avion ont été repéchés en mer, à 140km au sud-est d'Alicante (Espagne).

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